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Une épave sur la plage de Ty an Quer en Ploéven

Publié le par DL

Sur la plage de Ty an Quer, en Ploéven (Finistère), un démaigrissement de la plage, à proximité de l'île Salgren, a mis au jour les vestiges d'une épave. 19 novembre 2019.

La croix rouge marque la localisation approximative de l'épave de la plage de Ty an Quer. Source: geoportail.gouv.fr

Même si elle a surtout touché le Sud-Ouest du pays et n'a provoqué qu'un fort coup de vent dans le Finistère (rafales à 90 et  100 km/h), c'est sans doute la tempête Amélie de début novembre 2019 qui a provoqué l'évacuation au large du sable de la plage.

Il a déjà été question sur ce blog des vestiges de deux autres épaves réapparaissant occasionnellement sur les plages du fond de la baie de Douarnenez.

Cliquer sur ceci:

Une épave dans l'anse de Kervijen: le Douarnenniste.

Et sur ceci:

Quand le Guy Moquet reparaît

Il s'agit de bateaux de pêche en fin de vie que leurs propriétaires vendaient à des cultivateurs du Porzay pour que ceux-ci récupèrent le bois afin de le brûler, notamment pour cuire la nourriture des porcs qu'ils élevaient.  

Les conditions météo de l'hiver 2019-2020 n'ont fait que dégager un peu plus les restes du bateau de la plage de Ty an Quer. 19 janvier 2020.

Si on a pu identifier les restes des épaves de Sainte-Anne-la-Palud (Guy Moquet) et de Plomodiern (Douarneniste), quel est donc le nom du bateau de Ploéven ? Les sites Internet très documentés bagoucozdz.fr et arbbor.free.fr qui traitent des bateaux immatriculés à Douarnenez, évoquent la fin de certains d'entre eux sur les plages de la baie.

Mais quelques mentions sont trop vagues pour que l'on puisse les attribuer à cette épave. Est-ce le "Belle-Bretagne", dundee (DZ3139), dont on nous dit qu'il est dépecé en 1961 au fond de la baie de Douarnenez (arbbor.free), ou que, désarmé le 20/12/1959 et échoué du côté de Sainte-Anne-la-Palud (Pors Ar Vag, 16/08/1960) il est dépecé en 1961 (bagoucozdz) [en fait, Pors Ar Vag se trouve en Plomodiern NDLR] ? Est-ce le "Mont-Blanc", dundee (DZ3146), dont on nous dit qu'il a été dépecé en fond de baie, sur la plage de Sainte Anne la Palud, en 1953 (bagoucozdz)? Est-ce un autre bateau dont les modalités de fin de vie n'ont pas été répertoriées ?

 

Liens:

Tempête Amélie

Site Internet bagoucozdz

Site Internet arbbor.free

 

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Hanvec: invitation à une promenade géologique.

Publié le par DL

Ce devait être une simple randonnée touristique à Hanvec (Finistère) le long de la rivière du Faou. Août 2020.

En fait, à cet endroit, ce qu'on appelle encore la "rivière du Faou" est une des ria du fond de la rade de Brest, envahie par la mer deux fois par jour.

Nous nous sommes arrêtés à côté des belles ruines de la chapelle de Lanvoy. Un espace aménagé avec aire de jeux pour les enfants et tables de pique nique fait face à l'abbaye de Landévennec et à l'île d'Arun. La marée était basse et nous avons choisi de longer l'estran en direction de la pointe de Clugeau, plus à l'Ouest.

Photo aérienne du site de Lanvoy en Hanvec. En jaune, le tracé de notre parcourt sur l'estran. Source: geoportail.gouv.fr

Immédiatement notre randonnée s'est transformée en promenade géologique. En effet, la micro-falaise qui borde l'estran est un spectacle fascinant ... que je trouve fascinant.

C'est d'abord un feuilletage d'une multitude de couches minérales de deux sortes. L'une, de couleur gris-bleu sur cette photo, est constituée d'une roche apparemment assez dure, fragmentée en blocs plus ou moins cubiques de différentes tailles. Les couches de cette sorte de roche n'ont pas toutes la même épaisseur.

L'autre sorte de couches, intercalées entre les précédentes et de couleur beige, semble à la fois plus compacte et moins dure.

L'alternance de ces deux types de couches s'est répétée à de multiples reprises, comme si les deux phénomènes géologiques à leur origine s'étaient reproduits et succédés maintes fois dans le temps.

C'est l'érosion marine, pourtant pas très forte dans ce fond de la rade de Brest, abrité des fortes houles, qui a dégagé cette formation géologique en attaquant le pied de la falaise.

Quel dommage de ne pas pouvoir contempler ce spectacle en écoutant les explications d'un géologue professionnel !

Au fur et à mesure de notre progression, les falaises changent d'aspect et vraisemblablement de nature géologique.

Les cavités visibles sur cette formation rocheuse sont des "taffoni", résultat d'une érosion alvéolaire dont nous aurons l'occasion de parler à propos d'une formation géologique sur un autre site du Finistère.

Plus loin, les falaises changent encore d'aspect, en particulier après que nous ayons dépassé la pointe de Clugeau. 

Maintenant, on peut voir, affleurant de la roche, des sortes d'inclusions ovales et de couleur sombre. 

Ce n'est que de retour chez moi que j'ai pu me renseigner sur ces différentes roches. 

Sur le site geoportail.gouv.fr, la carte géologique du BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) de cet endroit, est assez confuse pour un néophyte. Il faut surtout en retenir que la couche géologique qui recouvre le site en question (ici en beige), est notée d2f-4b.

Carte géologique de la feuille "Le Faou" au 1/50.000. Cet extrait a approximativement les mêmes limites que la photo aérienne en tête de cet article. Source BRGM/geoportail.gouv.fr

La notice explicative de cette carte géologique, publiée en 1982, nous dit que cette couche géologique d2f-4b, appelée "Groupe de Troaon", regroupe "plusieurs formations géologiques dont l'épaisseur et l'extrême morcellement tectonique ne permettent pas toujours la cartographie à cette échelle". En effet, selon la notice explicative, ce "Groupe de Troaon", regroupe pas moins de 13 formations géologiques différentes !

Et parmi ces 13 formations, 3 attirent l'attention: la formation de Kersadiou, la formation de Kerbélec et la formation de Lanvoy.

Lanvoy, Kersadiou et Kerbélec (ou Kerbellec) sont trois lieux-dits de ce secteur géographique. On aurait donc 3 formations géologiques distinctes sur une distance d'environ 1.500 mètres ! Voilà qui explique les différences d'aspect des micro-falaises qui bordent cet estran.

Selon la notice explicative de la carte géologique "Le Faou", les formations de Kerbélec et de Lanvoy datent du Givétien, étage ou âge géologique s'étendant de 387.7 millions d'années ± 0.8 million à 382.7millions d'années ± 1.6 millions.

Selon cette même notice, la formation de Kersadiou date de l'Eifélien, étage ou âge géologique s'étendant de 393,3 millions d'années ± 1,2 million à 387,7 millions d'années ± 0.8 million, c'est-à-dire précédant immédiatement le Givétien. Cette formation est donc plus ancienne que les deux autres. (Depuis une étude parue en 1993, il semblerait que, compte tenu de la datation de certains fossiles qu'elle recèle, cette formation serait maintenant également rattachée au "Givétien moyen").

Représentation schématique des formations géologiques du Groupe de Troaon et donnant leurs positions stratigraphiques et chronologiques respectives. Les formations de Lanvoy, Kerbélec et Kersadiou sont fléchées en rouge. On remarquera qu'ici, la formation de Kersadiou relève du Givétien comme les deux autres. Extrait de "Géologie de la presqu'île de Plougastel" par Yves Plusquellec, publiée par la revue Penn ar Bed de mars et juin 1992. Tous droits réservés.

A ce stade, nous ne sommes pas plus avancés. Parmi les différents types de roches rencontrées au cours de cette randonnée, lequel relève de la formation de Lanvoy, lequel relève de celle de Kersadiou et lequel relève de celle de Kerbélec ?

La notice de la carte géologique de 1982 précise:

A l'œil, vous faites la différence entre des grès fins micacés, des schistes noirs micacés et des schistes et des bancs calcaires ? Moi non plus.

J'ai cherché à trouver des photos de ces types de roches sur Internet pour comparer et tenter d'identifier ce qui figure sur mes photos. Mais rien de probant. 

J'ai donc consulté la "Carte géologique harmonisée du département du Finistère" et sa notice, établies en 2006 par le BRGM. En effet, jusqu'alors, le département était couvert par 25 cartes géologiques au 1/50.000. La notice explicative précise:

Il était donc nécessaire d'harmoniser, d'unifier les représentations et les appellations des formations géologiques. Louable intention. Mais, dans les faits, des 13 formations constituant le Groupe de Troaon jusqu'en 1992-1993, il n'en reste que 3.

Et malheureusement, la carte elle-même ne nous aide pas vraiment à attribuer les formations bordant l'estran entre Lanvoy et la pointe de Clugeau à l'une ou l'autre de ces 3 appellations. Compte tenu de la couleur adoptée pour cette zone, on peut penser à l'appellation 290. "Schistes, grès et calcaires, "Grès de Verveur", brèche épiclastique".

Sur cet extrait de la "Carte géologique harmonisée du département du Finistère", le secteur encadré de rouge a les mêmes limites que la photographie aérienne en tête du présent article. Source: BRGM.

Mais voilà que mes recherches sur Internet m'apprennent que dans le cadre d'un Inventaire national du patrimoine géologique, lancé en 2007, les formations de Kersadiou, Kerbélec et Lanvoy sont considérées comme un site d'intérêt géologique (sous la référence BRE 0051). Une fiche descriptive est accessible sur Internet (un lien est disponible en fin de cet article), qui énonce que «Le site des Formations de Kersadiou, de Kerbélec et de Lanvoy présente un intérêt scientifique, un intérêt pédagogique et une rareté régionale, qui justifient le classement en site d’intérêt géologique, en application des critères spécifiés au II de l’article R.411-17-1 du Code de l’Environnement.».

Cette fois, la reproduction d'une carte détaillée des affleurements illustre le sujet. La carte, établie par P. Morzadec en 1983, n'est malheureusement pas très lisible pour cause de définition numérique insuffisante de la reproduction. Je vous invite à la découvrir sur la fiche accessible en lien plus bas.

Quoi qu'il en soit, la visite du site sur le terrain mérite de s'y arrêter, ne serait-ce que pour le côté spectaculaire des lieux.

Liens:

Inventaire des sites d'intérêt géologique: les formations de Kersadiou, Kerbélec et Lanvoy

Inventaire national du patrimoine géologique

Publié dans Géologie

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Pelotes de réjection à Sainte-Anne-la-Palud

Publié le par DL

Il arrive que l'on trouve sur les plages des amas de forme plus ou moins ovoïde de quelques centimètres de diamètre. Ici sur la plage de Sainte-Anne-la Palud en Plonévez-Porzay (Finistère). Septembre 2018.

Ce sont des pelotes de réjection de goélands.

Elles sont produites sur le même principe que les pelotes de réjection des rapaces, chouettes, hiboux, corvidés, etc.

Les pelotes de réjection des goélands sont constituées d'éléments durs et non digérés des proies que ces oiseaux marins ont avalées et qu'ils ont régurgités quelques heures après ingestion. Les sucs gastriques de leur système digestif ont dissous les éléments nutritifs avant le rejet de ce qui ne peut être digéré.

Celles en photos ci-dessus et trouvées sur la plage de Saint-Anne-la-Palud sont constituées principalement de coquilles de moules brisées avant ingestion.

On peut aussi trouver des pelote de réjection constituées majoritairement de coquilles de petites tellines.

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pelote_de_réjection

https://www.xn--unregarddiffrentsurlanature-moc.com/2018/01/cest-quoi-une-pelote-de-rejection.html

Publié dans Laisses de mer

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Gravelots à collier interrompu en pays bigouden

Publié le par DL

Sur les plages du littoral atlantique, du printemps à l'automne, des panneaux invitent les promeneurs à ne pas déranger les gravelots à collier interrompu (Charadrius alexandrinus) pendant leur période de reproduction et d'élevage des poussins. C'est une espèce en déclin.

Cet oiseau, rare et discret, choisit les hauts de plage pour pondre, couver et nourrir ses petits. Il n'est pas fréquent de l'apercevoir tant sa livrée se fond dans le décor. 

Ici, un spécimen en train de couver à même le sable sur la plage de Pors Carn en Penmarc'h (Finistère), pourtant très fréquentée par des estivants. Mai 2020.

Sur cette plage, le site de ponte et de couvaison de ce gravelot est signalé et entouré d'une barrière symbolique. (Photo prise au zoom afin de ne pas déranger l'oiseau).

Ici, sur la plage de Pors Treillen en Treffiagat ( Finistère), un autre spécimen à la recherche de nourriture. Juin 2020. Il est pratiquement invisible, son plumage se confondant avec le sable de la plage. On voit les piquets et les fils qui délimitent le site de ponte et de couvaison.

Grossissement d'une partie de la photo qui précède: 

Sur la vidéo qui suit, on aperçoit un couple de gravelots à la recherche de nourriture sur la plage de Pors Treillen en Treffiagat.

 

Publié dans Faune littorale

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Valve de coquille Saint-Jacques sur la plage de Kersiguénou en Crozon.

Publié le par DL

Elle est devenue tellement commune (en particulier sur les étals des poissonniers) qu'on n'y prête plus vraiment attention. Sur le sable de la plage de Kersiguénou en Crozon (Finistère), la valve inférieure d'une coquille Saint-Jacques (Pecten maximus). Novembre 2017.

Ce coquillage bivalve a la particularité d'avoir une valve inférieure bombée et une valve supérieure plate. 

Ses deux valves sont pourvues de "côtes" rayonnant à partir de la pointe.

Mais une particularité bien plus étonnante est que le manteau de la coquille Saint-Jacques est muni d'yeux élémentaires (jusqu'à 200). 

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Coquille_Saint-Jacques

https://doris.ffessm.fr/Especes/Pecten-maximus-Coquille-Saint-Jacques-de-l-Atlantique-655

 

Publié dans Laisses de mer

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