Crabe qui mue
Sur la plage de Trezmalaouen en Kerlaz (Finistère), un petit crabe est en train de muer. Juillet 2021.
Compte tenu de sa petite taille et de son état au moment de sa découverte, il n'est pas possible de déterminer plus précisément son espèce.
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Sur ce détail de la photo précédente, on reconnaît, au-dessus de l'animal, la carapace (ou cuticule) supérieure devenue trop petite et qu'il abandonne.
Le processus de mue commence par le décollement de l'épiderme et de la cuticule devenue trop petite. Puis la sécrétion d'un liquide de mue contenant des enzymes attaque la couche interne de l'ancienne cuticule.
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Commence alors la sécrétion de la nouvelle cuticule composée de chitine et de protéines. Les deux cuticules, l'ancienne et la nouvelle sont séparées par le liquide de mue (ou liquide exuvial).
Quand la nouvelle cuticule a épaissi, le rejet de l'ancienne cuticule commence. L'animal gonfle son corps tout en effectuant des mouvements rythmés, ce qui provoque le déchirement de l'ancienne cuticule suivant des lignes de moindre résistance. L'animal s'extrait ainsi progressivement de l'ancienne cuticule.
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Quand il s'est débarrassé de son ancienne carapace devenue trop petite, le crabe est particulièrement vulnérable, la nouvelle cuticule étant encore molle. Il peut alors être facilement attaqué par un prédateur. De nouvelles couches de chitine et de protéines sont sécrétées et la nouvelle cuticule durcit. Le processus prend plusieurs heures.