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geologie

Un site géologique remarquable sur la plage des Grands Sables au Pouldu (Clohars Carnoët)

Publié le par DL

A l'extrémité Est de la plage des Grands Sables au Pouldu en Clohars-Carnoët (Finistère), se trouve un site géologique remarquable.

Bien que cette formation soit vraisemblablement remarquable pour ses caractéristiques géologiques ou pétrographiques, ce n'est pas pour celles-ci qu'elle est présentée ici, mais pour son aspect spectaculaire et esthétique. 

En effet, tout à fait incapable d'en déterminer la nature exacte, je ne peux qu'inciter ceux que cette nature intéresserait à consulter la Notice explicative de la Carte géologique de la France à 1/50.000 pour la feuille "Lorient", éditée en 2012 par le BRGM (Bureau de Recherche Géologique et Minière) (1). Selon ses pages 28 et suivantes, il pourrait s'agir de "micaschistes à épidotites", mais une fois cela dit, on n'en sait pas beaucoup plus.

La série de photographies qui suit ne restitue qu'imparfaitement le caractère surprenant et la beauté de cette formation qu'il est préférable, si possible, d'admirer sur place.

Localisation du site sur le plan IGN du Pouldu en Clohars-Carnoët. Source: geoportail.gouv.fr

Les cartes géologiques ne sont pas d'une plus grande aide que la Notice précitée, bien au contraire. 

Cerclée de rouge, la localisation du site sur la carte géologique en ligne sur le site geoportail.gouv.fr, sans doute de 2012.

Cerclée de rouge, la localisation du site sur la carte géologique harmonisée du département du Finistère de 2008 (2)

 

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Un ancien fond de l'étang de Kergalan sur la plage de Plovan ?

Publié le par DL

Sur la plage de Plovan (Finistère), tout près de l'exutoire de l'étang de Kergalan, par son aspect, un banc de nature indéterminée se distingue du sable qui l'entoure et qui le recouvre en partie. Juillet 2020.

Sous la flèche rouge, une partie de ce banc à l'aspect particulier.

Ce banc à l'aspect particulier apparaît de manière discontinue au pied du cordon de graviers et de galets responsable de la formation de l'étang de Kergalan. 

Une autre partie de ce banc.

En rouge, la localisation approximative du site. Carte topographique IGN. Source: geoportail.gouv.fr

D'autres parties de cette formation affleurent de place en place au milieu du sable de la plage.

La couleur de cette formation est plus sombre que le sable de la plage, en particulier quand elle est mouillée.

Par ailleurs, cette formation comporte des traces qui évoquent des débris végétaux. 

Détail de la photo précédente. 

La présence de débris végétaux inclus dans cette matière est encore plus nette lorsqu'elle est humide.

Détail de la photo précédente. 

Sa consistance est également différente de celle du sable de la plage: elle est plus "grasse", légèrement pâteuse.

C'est, semble-t-il, un mélange de sable et de vase, celle-ci faisant office de "ciment" et assurant à cette formation une relative cohésion.

Il s'agit vraisemblablement d'un ancien fond de l'étang de Kergalan.

Dans la baie d'Audierne, le dépôt par la mer d'un cordon de galets, l'Ero Vili, a fait obstacle à l'écoulement des ruisseaux. En arrière de ce cordon de galets, il s'est formé des marais et des étangs qui s'échelonnent le long de la côte entre Prat Meur en Plozévet et Kermabec en Tréguennec. Plus au Sud, le cordon des dunes de sable qui s'étend jusqu'à la pointe de la Torche en Plomeur et même jusqu'à Toul Gwin en Penmarc'h n'a pas favorisé la formation de tels étangs, mais de simples zones humides. L'étang de Saint-Vio et le marais de Loch ar Stang constituent un cas particulier qu'il n'est pas utile de développer ici.

Derrière le cordon de galets, l'étang de Nérizellec en Plovan.

Les plus étendus de ces étangs sont celui de Kergalan entre Plovan et Tréogat et celui de Trunvel entre Tréogat et Tréguennec.

L'étang de Kergalan est alimenté par le ruisseau du même nom qui prend sa source à Pouldreuzic et par deux affluents principaux prenant leur source respectivement près du village de Ruot Nevez et près de celui de Park Gallo (1). 

Le réseau hydrographique de Kergalan. Photo aérienne IGN. Source: geoportail.gouv.fr

L'étang de Kergalan abrite, comme celui de Trunvel, une grande diversité d'espèces végétales, en particulier d'espèces enracinées: naïade marine (Najas marina), myriophylle en épi (Myriophyllum spicatum), potamot pectiné (Stuckenia pectinata), nénuphar blanc (Nymphaea alba), etc., et surtout roseau commun (Phragmites australis) (2).

Roselières bordant l'étang de Kergalan.

Par sa nature même, le cordon de galets qui fait barrage à l'écoulement des ruisseaux et des eaux de ruissellement est meuble et peut être mis en mouvement par la mer, en particulier lors des tempêtes.

Des études menées à partir des années 1940 ont démontré le recul considérable du cordon de galets de la baie d'Audierne (Ero Vili) sous l'effet des conditions météorologiques et des activités humaines (3)(4). Ce recul est variable à la fois selon les périodes et selon les secteurs considérés. 

Le retrait de la ligne de rivage depuis 1781 en baie d’Audierne : positions successives et quantification des vitesses de recul par période. Source: Alain Hénaff, Catherine Meur-Férec et Yannick Lageat / Changement climatique et dynamique géomorphologique des côtes bretonnes. Leçons pour une gestion responsable de l’imbrication des échelles spatio-temporelles. Tous droits réservés.

Pour la seule période 1952-2009, le cordon de galets devant les étangs a reculé jusqu'à 160 mètres au niveau de l'étang de Trunvel, et 120 mètres au niveau de l'étang de Kergalan.

Erosion du trait de côte du cordon de l’Ero Vili en baie d’Audierne entre 1952 et 2009. Source: Emmanuel Blaise / Etude des dynamiques du trait de côte de la région Bretagne à différentes échelles spatio-temporelles. Tous droits réservés

Un recul de 120 mètres en 59 ans au niveau de l'étang de Kergalan ! C'est une moyenne annuelle de 2 mètres. Depuis 2009, le recul aurait ralenti sauf lors des tempêtes de l'hiver 2013-2014 (5). Concrètement, cela signifie qu'en 1952 le cordon de galets qui ferme l'étang de Kergalan se trouvait 120 mètres à l'Ouest de sa position de 2009 (et encore au-delà si on remonte plus loin dans le temps). Cela signifie aussi que l'étang lui-même, et en particulier son fond, s'étendaient alors sur une surface aujourd'hui occupée par la plage.

L'ancien fond de l'étang, recouvert par le sable de la plage au fur et à mesure que le recul du cordon de galets le dégageait, s'est trouvé en quelque sorte fossilisé sous la plage. Mis au jour lors de démaigrissements de celle-ci, et attaqué par la houle, il se disloque et on en découvre des morceaux échoués sur le cordon de galets.

 

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Les roches vertes de l'anse de Pen Hat.

Publié le par DL

A l'extrémité Nord de l'anse de Pen Hat en Camaret (Finistère), parmi des blocs rocheux d'un aspect différent, des roches vertes émergent du sable en haut de la plage.

Contrairement aux blocs rocheux qui les entourent, on voit nettement que ces roches vertes sont usées par le frottement des galets que la mer brasse ici à chaque marée.

Cerclée de rouge, la localisation du site. Carte topographique IGN (Institut Géographique National). Source: geoportail.gouv.fr

Cerclée de rouge, la localisation du site. Carte topographique IGN. Détail. Même source.

Ces blocs rocheux pourraient s'être détachés de la falaise de la pointe du Toulinguet qui borde cette extrémité de l'anse de Pen Hat. Mais dans cette falaise, aucune roche apparente de cette couleur verte, striée par endroits de bandes plus sombres. 

Sur Internet, parmi l'abondante documentation qui traite de la si exceptionnelle géologie de la presqu'île de Crozon, aucune mention n'est faite de ces roches vertes de l'anse de Pen Hat.

Il reste donc à se référer aux cartes géologiques levées et publiées par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières), et en particulier à la feuille au 1/50.000 de Brest publiée en 1980, et à la Carte géologique harmonisée du département du Finistère, également au 1/50.000, publiée en 2008.

Carte géologique à 1/50.000. Feuille de Brest. 1980. BRGM. Source: geoportail.gouv.fr

Carte géologique harmonisée du département du Finistère à 1/50.000. 2008. BRGM. Source Internet. (Pour arriver à ce niveau de détail, il a fallu grossir x 6 l'original de la carte)

Dans la notice explicative qui accompagne chacune de ces cartes, aucune mention n'est faite de ce site en particulier et de ces roches vertes. C'est toutefois la carte géologique de 1980 qui ouvre une piste potentiellement intéressante.

Détail de la carte géologique à 1/50.000 qui précède. 

Et si ces roches vertes provenaient de la formation figurée avec une couleur bleutée et mise en évidence ci-dessus par une flèche rouge, et qui semble être un prolongement de la formation plus étendue à son Nord-Est et ici cerclée de rouge ... Cette formation de l'anse de Porz Naye est dénommée "b" dans d'autres partie de la carte géologique de Brest. 

C'est donc par comparaison avec des formations représentées par la même couleur et dénommées par un même symbole qu'on peut espérer approcher d'une identification possible à défaut d'être certaine.

On retrouve une formation géologique de même nature et bien identifiée sur la carte géologique "feuille de Brest" publiée en 1980. 

A l'Est de Brest, une formation géologique de même nature que celle de l'anse de Porz Naye et de l'anse de Pen Hat est ici encadrée de jaune. Carte géologique à 1/50.000. Feuille de Brest. 1980. BRGM. Même source que ci-dessus.

Cette formation est appelée "Briovérien de l'Elorn". Le briovérien est une subdivision de l'échelle des temps géologiques. Il se subdivise lui-même en briovérien inférieur (de -670 Ma à - 590 Ma)* et en briovérien supérieur (de - 590 Ma à -540 Ma)*.

* Ma = millions d'années

Que nous disent les géologues ? Pour simplifier et résumer, cette formation est de même nature que les "phyllades de Douarnenez", c'est-à-dire qu'il s'agit d'une roche métamorphique (ayant subi des transformations sous l'effet de températures et de pressions élevées entraînant une modification de la texture ou de la composition chimique de la roche d'origine).

De fait, les roches vertes de l'anse de Pen Hat rappellent celles que l'on trouve au pied des falaises de Trezmalaouen en Kerlaz (Finistère), au fond de la baie de Douarnenez (1).

Phyllade de Douarnenez au pied de la falaise de Trezmalaouen en Kerlaz (Finistère).

Si l'on veut être plus précis, les roches vertes des anses de Pen Hat de de Porz Naye font partie du briovérien supérieur (de - 590 Ma à -540 Ma), qui est une phase au cours de laquelle des sédiments se sont formés suite au démantèlement d'une chaîne de montagne. La notice explicative de la feuille géologique de Brest précise:

Carte géologique à 1/50.000. Feuille de Brest. 1980. Notice explicative page 13. BRGM.

Les roches vertes de l'anse de Pen Hat (et de celle de Porz Naye) seraient donc ces "termes gréseux (Wackes) gris-vert". La Wacke (ou grauwacke) est "un  grès qui, par métamorphisme, se transforme pour donner ... une roche à grains fins ... cimentés par un liant argileux riche en chlorite, ce qui la colore en vert" (2).

Quant à la notice de la carte géologique harmonisée du Finistère (2008), elle indique pour le Briovérien de l'Elorn:

Carte géologique harmonisée du département du Finistère. 2008. BRGM. page 413

 

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Une formation géologique remarquable à Cléden-Cap-Sizun

Publié le par DL

A l'extrémité Nord de la plage de la Baie des Trépassés, en Cléden-Cap-Sizun, au pied de la falaise, se trouve une formation géologique remarquable.

 Localisation de la formation géologique. Photo aérienne IGN. Source: géoportail.gouv.fr

C'est une masse gris sombre dans laquelle se trouvent inclus des blocs rocheux de toutes tailles.

Son aspect rappelle un peu celui de la tourbe que l'on peut voir dans la partie Sud de la Baie des Trépassés, côté Plogoff, à l'occasion d'épisodes de démaigrissement de la plage (voir l'article qui est consacré à cette tourbe: ici)

Mais il s'agit ici d'une toute autre formation géologique, et beaucoup plus ancienne. Ici, les géologues parlent de conglomérat de la Baie des Trépassés. On retrouve un affleurement de cette formation dans la partie Sud de la même plage, côté Plogoff, mais seul l'affleurement du Nord, côté Cléden, est représenté dans cet article.

La masse sombre est une argile datant du Carbonifère (de -358,9 ± 0,4 millions d'années à -298,9 ± 0,2 millions d'années) et les blocs rocheux qu'elle contient sont des éléments de quartz, de mylonite et de schistes noirs.

Pour être plus précis, ce conglomérat date du Stéphanien, c'est-à-dire la partie la plus récente du Carbonifère, soit autour de 300 millions d'années. Et quand on parle du Carbonifère, on pense ... charbon. 

Dans le Cap-Sizun, la présence de charbon est avérée et bien connue depuis le milieu du 18° siècle. Des demandes de concession pour son exploitation se sont échelonnées de 1759 à 1901 (Daniel Bernard, article sur Cléden-Cap-Sizun dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. 1951). 

"Plan d'ensemble de la houillère du Cap-Sizun, canton de Pont-Croix" (extrait). Anonyme, non daté. Source: gallica.bnf.fr

Du côté de Cléden-Cap-Sizun, cette formation se poursuit sur l'estran, même si elle n'est pas toujours visible, car le plus souvent recouverte de sable. Ce n'est qu'à l'occasion d'un démaigrissement de la plage que l'on peut apprécier son étendue.

Le 29 novembre 2019, la mer a emporté le sable de la plage. Encadrée de rouge, la formation se prolonge sur l'estran. Sous les flèches rouges, des rochers reconnaissables permettent de se repérer.

Le 26 mai 2020, la formation, couverte de sable, n'est pas visible sur l'estran.

Le conglomérat de la Baie des Trépassés occupe une dépression, le fossé stéphanien, encaissé entre deux formations géologiques distinctes: au Nord la trondhjémite de Douarnenez (± 480 millions d'années) et au Sud le leucogranite de la Pointe du Raz (± 290 millions d'années).

Entre les deux traits rouges, le fossé stéphanien. Cerclé de rouge l'affleurement du conglomérat côté Cléden. Carte géologique de la Pointe du Raz. Source: geoportail.gouv.fr

C'est dans cette dépression que s'est formée l'argile du conglomérat dans laquelle se sont trouvés inclus des blocs rocheux provenant des massifs cristallins qui la bordent. 

Au pied de la falaise, l'argile du conglomérat est friable (voir la vidéo qui suit).

Le conglomérat de la Baie des Trépassés est considéré comme un site d'intérêt géologique et figure à ce titre à l'inventaire national du patrimoine géologique (voir le lien ci-dessous).

Liens:

Site d’intérêt géologique : Conglomérat de la Baie des Trépassés

Conglomérat stéphanien de la Baie des Trépassés

Le Carbonifère

Jacques Garreau: Les reliefs en creux de la zone broyée sud-armoricaine de la Baie des Trépassés à Saint-Yvy.

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De la tourbe à Treffiagat

Publié le par DL

Entre la plage de Léhan et celle de Squividan en Treffiagat (Finistère), de larges plaques sombres apparaissent où une couche de sable a été emportée par la mer. Mars 2019.

C'est de la tourbe, matière organique fossile formée par accumulation de végétaux morts dans un milieu saturé en eau. Quelques "galettes" semblent s'en être détachées sans doute sous l'effet des vagues.

La tourbe se formant dans l'eau douce, on peut se demander pourquoi on trouve celle-ci dans une zone couverte par la mer à chaque marée.

Sur cette photographie aérienne de l'IGN (Institut Géographique National), la zone où la tourbe est apparue en mars 2019 est marquée d'un trait rouge. Sur la gauche, la marque rouge signale la position du menhir de Léhan en bordure de l'étang. Source: geoportal.gouv.fr

En fait, cette tourbe s'est bien formée à cet endroit quand la mer ne l'atteignait pas. A cette époque, la dune qui surplombe la plage se trouvait plus au large, c'est-à-dire au Sud de sa position actuelle. 

L'accumulation de galets et de sable crée des cordons dunaires qui bloquent l'écoulement des ruisseaux et provoquent la formation de marais et d'étangs dont l'eau finit par s'évacuer par filtration sous la dune. C'est dans de tels marais et étangs que se forme la tourbe.

Dans le Finistère, d'autres tourbières sont occasionnellement visibles sur l'estran: dans l'anse de Kervijen, en Plomodiern (1) ou dans la Baie des Trépassés en Plogoff (2).

La côte du pays bigouden compte de nombreux étangs d'arrière dune, dont les plus étendus sont ceux de Kergalan et de Trunvel. A Treffiagat, il subsiste l'étang de Léhan dont l'existence est due au barrage que la dune oppose à l'écoulement des eaux de ruissellement. La lente formation de tourbe se poursuit donc.

L'étang de Léhan avec son menhir et sa roselière.

Actuellement, ce sont sans doute essentiellement les feuilles mortes de la roselière  s'accumulant au fond de l'étang de Léhan qui forment de la tourbe. 

Il y a quelques millénaires, cet étang se trouvait certainement plus au Sud sans être nécessairement plus étendu qu'aujourd'hui. Le vent, les tempêtes et l'élévation du niveau des océans ont progressivement repoussé les cordons dunaires vers l'intérieur des terres et mis à portée des marées des zones jusqu'alors dans les terres.

Toutefois, les bancs de tourbe apparus en mars 2019 ne se trouvent pas à proximité directe de l'étang de Léhan, mais plus à l'Est. L'explication qui précède s'applique aussi à eux: il y a quelques millénaires, un étang ou un marais se trouvait à cet endroit, à l'arrière d'un cordon dunaire qui se trouvait lui-même plus au Sud. 

D'ailleurs, le secteur qui se trouve aujourd'hui derrière la dune au niveau de ces bancs de tourbe est aujourd'hui considéré comme une zone humide.

Le secteur grisâtre cerclé de rouge est une zone humide où s'accumulent les eaux de ruissellement. En bleu, le réseau hydrographique. Source: geoportail.gouv.fr

Sur des cartes anciennes, ce secteur est figuré comme un étang.

Carte dite de Cassini (1783). Cette carte figure 2 étangs derrière le cordon dunaire. La marque rouge indique la position du menhir. Source: gallica.bnf.fr

Carte dite d'Etat major (1820-1866). Deux étangs de part et d'autre du village de Léhan. Source: geoportail.gouv.fr

Carte extraite du "Pilote français" (1822). Source: geoportail.gouv.fr

Comme pour l'étang de Léhan, celui qui n'est plus maintenant qu'une zone humide se situait plus au Sud voici quelques milliers d'années. 

La roselière qui bordait ses rives a déposé au fond de l'eau ses feuilles mortes qui se sont transformées en tourbe noire. 

Avec le temps, les événements météorologiques et la montée du niveau océanique, le cordon dunaire a été repoussé progressivement vers le Nord, recouvrant tout d'abord la tourbe puis la laissant apparaître. 

Cette tourbe est découverte approximativement au milieu de l'estran (le 27 mars 2019, moins d'une heure après une marée basse de coefficient 55). Il en a aussi été observé par un plongeur à 2,40 mètres au dessous des basses mers de coefficient 118, dans un endroit indéterminé de la côte de Treffiagat (3). C'est dire que cette tourbière devait être très étendue.

Liens:

Les zone humides de Treffiagat

Tourbières et marais, des zones humides remarquables

Treffiagat, une richesse archéologique préhistorique

https://www.ouest-france.fr/bretagne/treffiagat-29730/en-images-fausse-alerte-pollution-sur-le-littoral-bigouden-6314817

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