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Casier à crustacés à Mesperleuc.

Publié le par DL

Le 5 novembre 2018, un casier à crustacés est échoué sur la plage de Mesperleuc en Plouhinec (Finistère).

C'est un casier rond, d'un modèle appelé "casier paimpolais", en assez mauvais état. 

C'est peut-être la forte houle générée en mer d'Iroise par la tempête Callum les 11 et 12 octobre 2018 (gros dégâts sur les îles britanniques) qui a arraché ce casier aux fonds où il reposait.

Lien:

https://www.meteo.bzh/actualite/forte-houle-liee-a-la-tempete-callum-20181011

Publié dans Laisses de mer

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Une nacre d'Atlantique sur la plage de Tréguennec

Publié le par DL

Un morceau de valve d'une nacre d'Atlantique (Atrina fragilis) gît sur le sable de la plage de Tréguennec (Finistère). Février 2019.

L'extrémité de la chaussure donne une indication de la dimension.

Malheureusement, la mer n'a rejeté qu'un morceau d'une des deux valves de ce coquillage rare.

C'est en quelque sorte la petite cousine de la grande nacre (Pinna nobilis) de Méditerranée. En effet, la nacre d'Atlantique mesure de 20 à 30 centimètres (exceptionnellement jusqu'à 48 cm), tandis que la grande nacre mesure environ 60 centimètre et certains specimens peuvent mesurer 1 mètre.

Comme la grande nacre, menacée par un parasite, la nacre d'Atlantique est en danger. Elle vit en quelque sorte "plantée" dans un substrat sableux ou vaseux et elle peut être arrachée ou brisée par les engins de pêche qui râclent les fonds marins. C'est probablement ce qui est arrivé à ce specimen.

L'espèce est protégé dans les eaux britanniques. La découverte d'un specimen vivant en mer d'Iroise en octobre 2020 a été un événement en soi (voir dans les liens, un article d'Ouest France)

Liens:

https://www.ouest-france.fr/mer/biodiversite-on-a-retrouve-atrina-fragilis-en-mer-d-iroise-7023785

https://doris.ffessm.fr/Especes/Atrina-fragilis-Nacre-d-Atlantique-1902

https://en.wikipedia.org/wiki/Atrina_fragilis

https://bioobs.fr/fiche-espece/?id_espece=2270

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_nacre

Publié dans Laisses de mer

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Taret norvégien à l'Ile Tudy

Publié le par DL

Sur la plage de l'Ile-Tudy (Finistère), de curieuses traces blanches ornent un morceau de bois. Décembre 2020.

Ces sont des galeries de tarets norvégiens (Nototeredo norvagica).

A priori, on pense à des vers, mais s'ils en ont la forme, ce sont en fait des bivalves, de la même famille que des coquillages tels que les coques, les moules ou les huitres.

Les tarets norvégiens se nourrissent du bois qu'ils creusent en forant une galerie et recouvrent la paroi de celle-ci d'une gaine calcaire qu'ils secrètent. Ils se nourrissent aussi de plancton.

Les hôtes de ce morceau de bois sont morts et leurs tubes calcaires se sont remplis de sable.

Comme tous les bivalves, les tarets norvégiens ont une coquille double. Située à l'avant, elle sert au creusement de la galerie. A l'arrière, deux siphons sortent du bois au niveau de l'endroit où le taret, alors à l'état de larve, a commencé à creuser. L'un des siphons inhale l'eau de mer et l'autre exhale. L'orifice postérieur peut être obturé par des palettes calcaires.

Pour plus d'informations sur la biologie et l'anatomie du taret norvégien, ainsi que quelques photos de l'animal vivant, voir les liens en fin d'article.

Les tarets se fixent sur des morceaux de bois immergés dans l'eau de mer. Jadis, ils causaient de graves dommages tant aux navires en bois qu'aux installations portuaires.

Liens:

Le taret norvégien sur nature22.com (avec photos de l'animal vivant)

Le taret norvégien sur doris.ffessm.fr

Les tarets chez Wikipedia

Publié dans Laisses de mer

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Des traces de cuivre en presqu'île de Crozon ?

Publié le par DL

Au pied de la falaise qui surplombe la plage de Kersiguénou en Crozon (Finistère), un bloc rocheux présente des traces insolites.

Ce n'est pas surtout sa couleur gris-bleu qui surprend, alors que la falaise qui se trouve derrière est plutôt beige. Ce qui surprend, c'est qu'il porte de nombreuses traces qui font penser à du cuivre et à ce qu'on appelle communément du vert-de-gris.

Cerclée de rouge, la localisation du bloc rocheux. Photo aérienne IGN. Source: geoportail.gouv.fr 

Sur ces deux photos, on voit des traces bleu-vert sur la roche. 

Sur ces deux photos, on voit aussi des amas rougeâtres entourés de traces bleu-vert.

Détails des photos qui précèdent.

La présence simultanée d'amas rougeâtres et de traces bleu-vert évoquent le cuivre et le vert-de-gris.

Contrairement à ce qui est communément admis, le vert-de-gris n'est pas le produit de l'oxydation du cuivre, mais celui de sa corrosion (Wikipédia). Il comporte différents composés dans des proportions variables dépendant des conditions extérieures: antlérite (milieu très pollué avec beaucoup de dioxyde de soufre), brochantite (milieu moyennement pollué avec peu de dioxyde de soufre) et atacamite (milieu salin).

Peut-il effectivement s'agir de traces de cuivre et de vert-de-gris ? Pas si l'on en croit la carte géologique de Brest et sa région, ou la carte géologique harmonisée du département du Finistère du Bureau de Recherche géologique et minière (BRGM), qui ne mentionnent pas de roches susceptibles de contenir du cuivre dans ce secteur.

Quoi qu'il en soit, ce bloc rocheux comporte de nombreuses traces de ce genre.

 Détail de la photo précédente.

Ce n'est pas tout. Cette roche présente aussi deux trous presque parfaitement circulaires. Ont-ils une origine naturelle ? On le dirait bien.

Trou n° 1.

Trou n° 2

Lien:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vert-de-gris

Publié dans Géologie

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Tétranyque de l'ajonc à Cléden-Cap-Sizun

Publié le par DL

Lors d'une promenade sur le sentier côtier entre la pointe du Van et celle de Castel Meur en Cléden-Cap-Sizun (Finistère), de grandes traces blanches sur la végétation attirent notre attention. Septembre 2018.

Vues de près, ces plaques font penser à des toiles d'araignées, et elles couvrent essentiellement les touffes d'ajonc nain (Ulex minor) qui composent comme un tapis sur la lande et forment comme un voile. 

Par endroits,  ce voile est si épais que l'on dirait du coton. C'est dû au tétranyque de l'ajonc (Tetranychus lintearius), minuscule acarien vivant en colonie.

Colonie de tétranyques de l'ajonc. Photo Daniel Verdier. Source: https://www.galerie-insecte.org/galerie/ref-112930.htm

Liens: 

Le tétranyque de l'ajonc sur Wikipédia

Le tétranyque de l'ajonc sur zoom-nature.fr

L'ajonc nain sur Wikipédia

L'ajonc nain sur ecobalade.fr

Publié dans Faune littorale

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