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Coquilles de crépidules à Combrit

Publié le par DL

Sur la plage de Kermor en Combrit (Finistère), on trouve parfois des coquilles de crépidules (Crepidula fornicata). Août 2019.

C'est un mollusque gastéropode, un peu comme un escargot dont la coquille ne s'enroule pas sur elle-même. Aussi appelée berlingot de mer ou pantoufle de mer, elle est originaire d'Amérique du Nord d'où elle a été importée en Angleterre au 19° siècle avec des huîtres, et elle est maintenant considérée comme une espèces invasive.

Cette espèce est exceptionnelle à plus d'un titre. Alors que la plupart des autres gastéropodes se nourrissent en broutant des algues ou en s'attaquant à d'autres coquillages (grande natice), la crépidule filtre le plancton. C'est une espèce grégaire dont les individus vivent collés sur un congénère et forment des chaînes de cinq, six, sept spécimens. Ses individus changent de sexe avec le temps. Ces particularités la rendent prolifique et la mettent en concurrence avec d'autres espèces, notamment élevées, comme les huitres et les moules, qui peuvent finir par disparaître localement si on n'y remédie pas. Son expansion, tout d'abord favorisée par certaines activités humaines (chalutage, par exemple), est maintenant en régression pour des raisons mal élucidées.

D'abord méprisée, elle est maintenant appréciée au plan gastronomique et sa coquille broyée pourrait être employée comme amendement agricole.

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crepidula_fornicata

https://wwz.ifremer.fr/Espace-Presse/Dossiers-thematiques/La-crepidule-se-cherche-une-nouvelle-image

https://doris.ffessm.fr/Especes/Crepidula-fornicata-Crepidule-1376

Des recettes de crépidules

Publié dans Laisses de mer

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Restes d'un dauphin mort sur la plage de Tréguennec.

Publié le par DL

Les restes d'un dauphin mort gisent sur le sable de la plage de Tréguennec (Finistère). Mars 2017.

Il ne reste pratiquement plus que son squelette. Les nettoyeurs charognards ont accompli leur office: tout autour, on voit encore sur le sable les empreintes des goélands opportunistes qui sont venus s'en repaître.

 

Publié dans Laisses de mer

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Flore littorale du Cap Sizun

Publié le par DL

Au printemps, le sentier côtier qui longe la baie de Douarnenez entre Pors Lesven et le rocher de Danou en Beuzec-Cap-Sizun (Finistère) nous permet d'apprécier la variété florale du Cap Sizun. Mai 2019.

Primevère commune (Primula vulgaris). Son nom qui dérive du latin prima vera (prima = premier; vera = printemps) nous dit beaucoup sur cette plante: c'est une des toutes premières à fleurir au printemps.

Les feuilles et les fleurs sont comestibles et ont des propriétés médicinales. Toutefois, n'étant pas aussi courante que son nom le fait penser, il est préférable de ne pas la cueillir.

Lien: Primevère commune

Silène maritime (Silene vulgaris subsp. maritima) ou silène à une fleur.

C'est uns sous espèce du silène commun ou silène enflé qui bénéficie d'un statut de protection dans les Pays de la Loire. Selon le Conservatoire national botanique de Brest, dans le Finistère, le silène maritime n'n'et pas en danger. Il est en effet assez répandu.

Lien: le site du Conservatoire national botanique de Brest

Renoncule (genre ranunculus), ou bouton d'or. Il en existe près de 500 espèces. Toutes sont toxiques.

Lien: renoncule chez wikipédia

Pousse de ronce commune (Rubus fruticosus), aussi appelée ronce des bois ou ronce des haies. Particulièrement abondante et envahissante au bord des chemins, des bois et des prés, la ronce procure de la nourriture à des insectes butineurs, des fruits aux oiseaux, est aussi consommée en hiver par les chevreuils, et sert d'abri à une multitude d'insectes et de mammifères (sangliers, renards).

Lien: ronce commune chez wikipédia

Potentille dressée ou potentille tormentille (Potentilla erecta), parfois appelée herbe au diable ou herbe de sainte Catherine. En raison de leur forte capacité astringente, les rhizomes de la potentille présentent un intérêt pharmaceutique dans de multiples affections internes et externes.

Lien: identification de la potentille tormentille.

Bouton de chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum). Liane grimpante dont les fleurs très odorantes en forme de tube peuvent être butinées par des insectes munis d'une longue trompe comme le sphinx, mais pas par les abeilles.

Lien: chèvrefeuille des bois sur wikipédia.

 

Publié dans Flore littorale

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Une sauterelle tigrée à Goulien

Publié le par DL

Au bord du sentier côtier qui longe la baie de Douarnenez, près du village de Kerguerriec en Goulien (Finistère), une grosse sauterelle se cache au milieu des herbes. Septembre 2020.

Il s'agit d'une sauterelle tigrée, ou éphippigère des vignes (Ephippiger ephippiger), espèce aux longues antennes, dont les ailes atrophiées servent à l'émission de stridulations par frottements.

Les ailes atrophiées dépassent à peine du premier segment du thorax de l'insecte. 

L'éphippigère se nourrit de végétaux, de petites larves et d'œufs d'autres insectes.

Ce spécimen est une femelle parce qu'il est doté d'un organe de ponte, ou oviscapte, ou "sabre", ou "tarière".

L'oviscapte de la sauterelle qui lui vaut parfois le surnom de "couteau".

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ephippigère

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ephippiger_ephippiger

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_sauterelles_de_Bretagne

https://www.quelestcetanimal.com/orthopteres/lephippigere-des-vignes/

 

Publié dans Faune littorale

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Une mouette tridactyle baguée à la baie des Trépassés

Publié le par DL

Sur la plage de la baie des Trépassés en Plogoff (Finistère), gît le corps d'une mouette tridactyle (Rissa tridactyla) . Février 2021.

A priori, compte tenu de son aspect général, j'avais cru qu'il s'agissait d'un goéland argenté (Larus argentatus), espèce très fréquente dans le Finistère, mais la couleur de ses pattes me laissait perplexe. 

Contrairement à la plupart des mouettes et des goélands, la mouette tridactyle est une espèce pélagique, c'est-à-dire qu'elle vit au large et ne regagne le littoral que pour la reproduction, entre janvier et avril. Elle tient son nom du fait que ses pattes n'ont que 3 doigts alors que les autres espèces, mouettes et goélands, en ont 4. Pour en savoir plus sur cette espèce, utilisez les liens qui figurent en fin de cet article.

Si la découverte d'un oiseau marin mort sur la laisse de mer est fréquente, ce qui l'est moins, c'est d'en trouver un qui soit triplement bagué aux deux pattes.

Le baguage des oiseaux permet la reconnaissance des individus et l'étude de l'espèce: répartition, déplacements, comptage, habitudes, etc. 

Le baguage est codifié et constitue une sorte de carte d'identité de l'individu.

Malheureusement, je n'ai pas eu le réflexe de relever le code gravé sur la bague métallique. Toutefois, grâce à l'obligeance de Jean-Yves Monnat et Emmanuelle Cam (voir les liens en fin d'article),  j'ai obtenu l'identité et le curriculum vitae de ce spécimen, bagué en 2015 par Paul Acker (1). 

Voici ce que m'ont communiqué Jean-Yves Monnat et Emmanuelle Cam. Un grand merci à eux.
 

«Cette mouette a été baptisée RO-OVN (Paris FX24385) selon la couleur et la position des bagues sur ses pattes. RO pour Rouge et Orange, les couleurs des bagues sur sa patte gauche; OVN pour Orange, Vert et Noir les couleurs des bagues sur sa patte droite; et Paris FX24385 pour le numéro sur la bague métallique.
 

RO-OVN (Paris FX24385) est né début juin 2015 à la pointe du Raz, dans une falaise marquée « O » sur le plan joint.

Elle a réussi son élevage et s'est envolée correctement. Nous ne l'avons plus revue avant mai 2017. Cette année-là, nous l'avons observée à deux reprises dans sa falaise natale.

L'année suivante, nous l'avons notée à 23 reprises, d'avril au 8 août, systématiquement dans sa falaise natale sauf une fois dans la colonie de la pointe du Van. Nous avons pu préciser que c'était un mâle.

En 2019, elle est arrivée dès le 1er mars et s'est reproduite pour la première fois, toujours dans sa falaise natale, à une petite dizaine de mètres de son nid de naissance, mais a échoué au stade des œufs.
 
En 2020, arrivée dès le 20 janvier, elle s'est à nouveau reproduite, sur le nid adjacent de celui de l'année précédente, mais a cette fois réussi à élever deux poussins jusqu'à l'envol.

 

En 2021, elle a été vue dès le 25 janvier sur son site de 2020, dernière observation en vie. Le 5 février, tu la retrouvais morte sur la laisse de mer de la baie. Sa partenaire de 2020 est arrivée un peu plus tard (12 février) et a été revue une fois depuis.»
 
RO-OVN (Paris FX24385), revenue sans doute fin janvier sur la pointe du Raz pour rejoindre sa partenaire, a donc été retrouvée morte tout près de son site de naissance et de reproduction.

VIDÉO: Jean-Yves Monnat, Emmanuelle Cam et les "bagueurs" en opération sur les falaises de la Pointe du Raz dans l'émission LITTORAL de France3 Bretagne le 22 mai 2016. Cliquez sur cette photo:

 Autres liens (cliquer sur ces titres):

La mouette tridactyle sur Wikipédia

La mouette tridactyle sur oiseaux.net

Jean-Yves Monnat

Emmanuelle Cam

Histoire du baguage des mouettes tridactyles du Cap Sizun par Emmanuelle Cam

Le Cap-Sizun de Jean-Yves Monnat

 

Publié dans Laisses de mer

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