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Fucus vésiculeux

Publié le par DL

Sur la plage de Trezmalaouen en Kerlaz (Finistère) des rochers de l'estran sont couverts d'algues brunes. Juin 2020.

Il s'agit de fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus), aussi appelé varech vésiculeux, raquet ou simplement varech ou goémon. Le nom de cette algue vient de ce que ses frondes portent des vésicules aérifères ou flotteurs assurant sa flottabilité qui lui permet de caper la lumière tout en restant fixée au substrat rocheux.

Or, à bien observer ces spécimens, on ne décèle pratiquement pas de ces vésicules.

Cerclées de rouge, quelques rares vésicules aérifères. Détail de la photo précédente.

On est donc vraisemblablement en présence d'une variété de l'espèce appelée Fucus vesiculosus evesiculosus (donc dépourvue de vésicules) qui vit en milieu battu par la houle et dont les vésicules ont régressé.

Au moment de la reproduction, d'autres vésicules apparaissent à l'extrémité des thalles. Ce sont les organes reproducteurs. Il existe des pieds femelles et des pieds mâles qui se caractérisent par la couleur différente de ces vésicules selon le sexe: vert pâle pour les pieds femelles et orange pâle pour les pieds mâles.

Au printemps, ces vésicules libèrent dans l'eau, des gamètes mâles ou femelles selon le sexe du spécimen, gamètes qui vont se rencontrer, se féconder et produire un nouvel individu. 

Publié dans Flore littorale

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Oursins verts à la Palue Pellan en Plozévet.

Publié le par DL

Sur le cordon de galets au pied de la Palue Pellan en Plozévet (Finistère), on trouve souvent des quantités d'oursins verts (Psammechinus miliaris) morts. Octobre 2022.

Ici, deux oursins n'ont pas encore perdu leurs radioles ou piquants, et du troisième il ne reste que sa coquille ou test.

Cette espèce est appelée oursin vert en raison de la couleur de son test. Parfois, ses radioles (ou piquants), verdâtres et articulés, ont l'extrémité violette. 

Détail de la photo précédente. Ce sont les petites excroissances blanches, appelées tubercules, qui portent les piquants. Ce que l'on voit au sommet de ce test est l'anus de l'oursin.

C'est par les petites perforations que l'on voit entre les rangées de tubercules que sortent les podia, organes mous qui servent à la locomotion de l'oursin.

Face ventrale de l'oursin (ou face orale), avec au centre, sa bouche pourvue de 5 dents.

L'oursin vert se nourrit d'algues, de zostères, de coquillages bivalves et de cadavres d'animaux marins.

A l'intérieur de ce test, l'appareil masticatoire de l'oursin, appelé lanterne d'Aristote a été conservé après la mort du spécimen, ce qui est assez rare.

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Echinoidea

https://fr.wikipedia.org/wiki/Psammechinus_miliaris

https://doris.ffessm.fr/Especes/Psammechinus-miliaris-Oursin-vert-133

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lanterne_d'Aristote

https://fr.wikipedia.org/wiki/Podia

Publié dans Laisses de mer

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Pourpier de mer à Trez Goarem.

Publié le par DL

Au milieu des galets du cordon qui borde la plage de Trez Goarem en Esquibien-Audierne (Finistère), pousse du pourpier de mer (Honckenya peploides). Octobre 2022.

Visiblement, cette plante vivace aux feuilles charnues se contente d'un sol assez pauvre mais drainant, et résiste au sel des embruns

Une autre plante est aussi communément appelée pourpier de mer: Atriplex halimus.

Atriplex halimus ou arroche marine ou pourpier de mer. Cliché: Fernando Banon IzuSource: wikipedia.org. Tous droits réservés.

Liens:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Honckenya_peploides

https://www.quelleestcetteplante.fr/especes.php?genre=Honckenya&variete=peploides

https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/136658/tab/fiche

Publié dans Flore littorale

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Bernard-l'hermite à Sainte-Anne-la-Palue

Publié le par DL

Crustacés très répandus, les bernard-l'hermite (Pagurus Bernhardus) ou pagures sont présents en nombre sur la plage de Sainte-Anne-la-Palue en Plonévez-Porzay (Finistère). Septembre 2022.

Extrêmement craintifs et vigilants, ils se laissent difficilement approcher et ne se laissent pas facilement photographier ou filmer dans leur milieu naturel. C'est pourquoi il a été nécessaire d'en capturer pour pouvoir réaliser ce cliché et la vidéo qui suit.

Le bernard-l'hermite est un crustacé (comme le crabe ou l'araignée de mer) qui a la particularité d'avoir un abdomen mou dépourvu de carapace, ce qui le rend vulnérable. Pour se protéger, il investit et occupe la coquille vide d'un gastéropode.

Le spécimen de droite occupe la coquille d'une littorine. La coquille de celui de gauche est difficilement identifiable.

Ce spécimen possède une grosse pince qui peut lui servir à obturer la coquille qu'il occupe.

Comme tous les crustacés, quand le bernard-l'hermite grandit, il change de carapace, mais il doit aussi changer de coquille. Ce fait induit un comportement social particulier appelé "chaîne de vacance": des individus de tailles variées se regroupent à proximité d'une coquille vide correspondant à la taille du plus gros d'entre eux. Quand celui-ci abandonne la coquille qu'il occupait pour s'installer dans la coquille vide, les autres individus font de même pour occuper les coquilles qui viennent d'être abandonnées. Au final, ne reste plus qu'une coquille vide, la plus petite.

Le bernard-l'hermite se nourrit de débris végétaux et animaux.

Publié dans Faune littorale

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Vestiges d'un atelier de salaison à Cléden-Cap-Sizun

Publié le par DL

A l'extrémité Nord de la plage de la Baie des Trépassés à Cléden-Cap-Sizun (Finistère), un ensemble de pierres dans la falaise ne paraît pas naturel.

Certaines semblent être des dalles plates, "taillées", et disposées horizontalement en deux couches superposées. Elles sont surmontées de pierres plus petites, de taille uniforme, elles-mêmes disposées en couches régulières qui font penser à ce que les archéologues appellent du "petit appareil". 

Ces structures, apparues en octobre 1977 à la suite d'un effondrement de la falaise provoqué par une tempête et une grande marée, ont attiré l'attention d'un habitant qui les a signalées à la Direction des Antiquités Historiques de Bretagne. Elles ont alors fait l'objet d'une fouille entre le 10 et le 15 octobre 1977 par Jean-Paul Gobert et Marc Ballan (1).

Cette fouille a révélé que les niveaux de pierres plates sont en fait au nombre de trois (actuellement, depuis l'estran, on ne distingue que deux niveaux) et constituent une assise pour le reste de la structure. Ces pierres plates reposent elles-mêmes sur une épaisse couche de gros galets et de pierraille intentionnellement disposée pour drainer l'eau de la nappe phréatique qui s'écoule maintenant par la buse en ciment que l'on voit sur la première photo.

Perspective cavalière du volume du sondage avent fouille. CLEDEN-CAP-SIZUN "Baie des Trépassés". RAPPORT DE FOUILLES. Source: bibliothèque numérique du Service Régional de l'Archéologie de Bretagne.Tous droits réservés.

Les chercheurs ont réalisé un sondage de 2,50 m X 2,50 m dans le sable dunaire d'origine éolienne qui avait comblé cette structure. Un des côtés de ce sondage est constitué par le parement externe d'un mur épais de 90 cm (ce n'est pas précisé dans le rapport de fouille, mais ce parement externe est sans doute représenté par les couches régulières de petites pierres que l'on voit, encadrées de rouge sur les photos qui précèdent). La fouille permet d'estimer la hauteur de ce mur à environ 4 mètres.

Sur cette photo, on constate que les pierres plates, ici signalées par les flèches, sont parfaitement alignées, et que le soubassement qu'elles constituaient s'étend jusqu'au niveau de la buse de drainage en ciment. 

L'ensemble de la structure mise au jour fait penser aux fouilleurs à un établissement de salaison semblable à celui de Plomarc'h Pella à Douarnenez (Jean-Paul Gobert, à l'époque vacataire à la Direction des Antiquités Historiques de Bretagne, a lui-même participé à la fouille de cet établissement de Plomarc'h Pella en août 1977, soit 3 mois avant la fouille de la Baie des Trépassés).

D'ailleurs, la fouille met au jour des charbons, des tegulae cassées (dans l'Antiquité, les tegulae étaient des tuiles plates destinées à couvrir les toits) et des pierres noircies portant des traces d'un  feu violent. Cela évoque la présence d'une toiture ayant abrité cette structure, comme c'était le cas pour l'établissement de Plomarc'h Pella (2). 

Restitution de la toiture de l'établissement de Plomarc'h Pella. "L'établissement antique de Plomarc'h Pella à Douarnenez". Jean-Pierre Bardel. dans Aremorica (3). Tous droits réservés. 

Cette toiture, à la Baie des Trépassés, pourrait donc avoir été détruite par un incendie. Sous la couche contenant ces débris se trouve un sol dallé de carreaux de terre cuite. 

Les deux chercheurs n'ont relevé aucune trace d'occupation, ni domestique, ni industrielle et en ont conclu que cet édifice ne semblait pas avoir été utilisé.

Curieusement, alors que cet unique rapport de fouille de 1977 ne fait aucune mention d'un enduit qui aurait recouvert les murs de la structure, et qu'il n'y est explicitement question que d'une seule fosse, ce site est mentionné dans une étude d'Aude Leroy publiée en 2003 qui lui attribue 2 "bassins" avec enduit (4).

Les sites de plage. Aude Leroy. "Les ateliers de salaison antiques en Baie de Douarnenez". Revue archéologique de Picardie. 2003.

Illustration de l'étude d'Aude Leroy. Tous droits réservés.

La fouille et la description trop succinctes de ce site ne permettent pas de se faire une opinion très nette sur la nature de cette construction. Toutefois, par sa localisation sur une falaise dominant l'estran, comparable à celle d'autres sites de la baie de Douarnenez (Plomarc'h Pellan et Kerlaz-Lanévry notamment), par ses dimensions apparentes, et en particulier sa profondeur, cette construction semble bien avoir fait partie d'un atelier dans lequel, à l'époque gallo-romaine, on confectionnait des sauces à base de poissons comme le garum (5). 

 

 

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